Les vacances sont certes terminées, mais c’est bien pour cela qu’il faut penser au prochaines. Pour tous nos lecteurs gastronome il est évident que bien boire et bien manger est important, même et surtout en vacances. Alors pour la prochaine session de congés dans l’Hexagone, cette étude sur les départements français et la gastronomie peut aider à faire des choix.
Si le tourisme rime souvent avec paysages à couper le souffle ou patrimoine historique, il ne faut pas oublier l’un des piliers de l’attrait hexagonal : la gastronomie. Et cette année, une étude menée par Aladinia (site spécialisé proposant des expériences de qualité avec possibilité de changements gratuits et une longue durée de validité), révèle où les gourmets pourront le plus facilement assouvir leurs passions culinaires. Spoiler : Paris reste la reine incontestée, mais d’autres régions surprennent par leur dynamisme… ou leur discrétion.

Le trio de tête : quand l’excellence rime avec accessibilité
1. Paris, la capitale indétrônable
Avec un score de 9,83/10, Paris écrase la concurrence. La ville lumière ne se contente pas d’abriter 135 restaurants étoilés Michelin (soit 0,66 pour 10 000 habitants, en hausse de 17 par rapport à 2025), elle mise aussi sur la diversité. 46 restaurants Bib Gourmand (contre 33 l’an dernier) prouvent que l’excellence peut aller de pair avec l’accessibilité. Ajoutez à cela 346 dégustations de vins et 124 cours de cuisine, et vous obtenez un terrain de jeu idéal pour les amateurs, qu’ils soient néophytes ou fins palais. « Paris reste une vitrine de la gastronomie mondiale, mais aussi un laboratoire où se démocratise l’art culinaire », souligne l’étude.
2. Le Vaucluse, la pépite provençale
9,07/10 et une deuxième place : le Vaucluse crée la surprise en grimpant de deux rangs cette année. Si le département ne compte « que » 11 étoilés Michelin (0,19 pour 10 000 habitants), il se rattrape avec 78 dégustations de vins (contre 62 en 2025), un bond qui témoigne de son ancrage dans le terroir. Entre les vins de Châteauneuf-du-Pape, les produits locaux et une tradition culinaire bien vivante, le Vaucluse s’impose comme une alternative sérieuse à la capitale.
3. La Côte-d’Or, entre vignes et haute cuisine
8,96/10 pour ce département bourguignon, qui perd une place mais reste un incontournable. Malgré une baisse du nombre d’étoilés Michelin (passant de 15 à 8), la Côte-d’Or brille par ses 96 dégustations de vins (1,78 pour 10 000 habitants, l’un des meilleurs ratios de France). « Ici, on ne choisit pas entre le vin et la bonne chère : on les marie », résume l’étude. Un équilibre parfait pour les touristes en quête d’authenticité.
Les outsiders : des départements qui montent en puissance
Le Loir-et-Cher (7,63/10) : Avec 0,18 Bib Gourmand pour 10 000 habitants, ce département mise sur une gastronomie accessible et de qualité.
La Gironde (7,53/10) : 1,59 dégustations de vins pour 10 000 habitants – de quoi ravir les amateurs de Bordeaux et de Saint-Émilion.
Le Haut-Rhin (7,39/10) : Une scène culinaire dynamique, portée par ses 0,16 Bib Gourmand pour 10 000 habitants.

Le revers de la médaille : les départements en retrait
À l’autre bout du classement, certains territoires peinent à séduire les papilles des touristes.
1. La Meuse, lanterne rouge
0,10/10 : un score qui en dit long. Aucun étoilé Michelin, aucun Bib Gourmand, aucune dégustation de vin ni cours de cuisine recensés. Pourtant, avec ses paysages verdoyants et son histoire riche, la Meuse a tous les atouts pour développer un tourisme gastronomique… à condition de mieux mettre en avant ses ressources.
2. Le Loiret, entre potentiel et désillusion
0,82/10 : le département sauve l’honneur grâce à un seul restaurant étoilé, mais l’absence totale de Bib Gourmand, de dégustations ou de cours de cuisine est décevante. « À une heure de Paris, le Loiret pourrait devenir une escale gourmande, mais il lui manque encore des infrastructures », note l’étude.
3. La Somme, entre tradition et discrétion
1,00/10 : malgré deux cours de cuisine recensés, l’offre reste très limitée. « La scène culinaire existe, mais elle est peu visible », regrette Aladinia. Un paradoxe pour cette région au patrimoine historique indéniable.
Comment a été établi ce classement ?
Pour comparer équitablement des départements aussi différents que Paris et la Creuse, Aladinia a rapporté tous les indicateurs à 10 000 habitants :
Restaurants étoilés Michelin (1 à 3 étoiles)
Restaurants Bib Gourmand
Visites et dégustations de vins (source : TripAdvisor)
Cours de cuisine (source : TripAdvisor)
Chaque catégorie a été normalisée et pondérée pour obtenir un score global sur 10, reflétant l’accessibilité aux expériences gastronomiques. Les données, collectées en août 2026, concernent uniquement la France métropolitaine.
En conclusion, si l’on cherche l’excellence absolue, direction Paris. Pour un mélange de tradition et de découverte, le Vaucluse ou la Côte-d’Or sont des valeurs sûres. Enfin, si l’on préfère les destinations hors des sentiers battus, pourquoi ne pas parier sur la Gironde ou le Loir-et-Cher ?
Une chose est sûre : en France, la gastronomie n’est pas qu’une affaire de grands chefs, mais aussi d’accessibilité et de partage. Reste plus qu’à réserver la prochaine escapade gourmande !
Source : Étude Aladinia (août 2026). Pour en savoir plus, consultez www.aladinia.fr.










