Du 6 au 28 juin 2026, la 11ᵉ édition du Refugee Food Festival investira 12 villes françaises (Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Toulouse, Tours) et leurs alentours, pour célébrer la diversité culinaire et humaine.
Cette année c’est sous le parrainage de la Cheffe étoilée Manon Fleury et de l’actrice Aïssa Maïga que le Refugee Food Festival, événement unique en son genre, transformera restaurants, cantines, tiers-lieux et même EHPAD en espaces de rencontre et de partage.
Un festival pour briser les préjugés
Dans un contexte où les débats sur l’immigration et l’asile divisent souvent l’opinion publique, le Refugee Food Festival propose une réponse simple mais puissante : la cuisine comme langage universel. Depuis plus de dix ans, ce festival permet à des cuisiniers et cuisinières réfugiés de collaborer avec des Chefs (ou Cheffes) locaux pour créer des menus métissés, révélant ainsi des histoires personnelles derrière chaque plat.
« L’exclusion, la défiance et la peur s’effacent lorsque l’on apprend à se connaître », rappelle l’association Refugee Food, organisatrice de l’événement. Avec 100 000 participant·es attendus, cette édition entend montrer que la France se construit aussi autour d’une table, où se croisent saveurs, souvenirs et espoirs.
Des parcours inspirants, des plats qui racontent des vies
Le festival met en lumière des parcours individuels aussi variés que poignants :
- Olga Glekh, ancienne professeure de français en Ukraine, aujourd’hui formatrice pour les réfugié·es dans le programme Vitanya de Refugee Food.
- Mojgan Habibi, ex-institutrice iranienne spécialisée en art, devenue cheffe cuisinière à Nice après avoir obtenu son CAP cuisine.
- Komi Ali, ancien traducteur soudanais, aujourd’hui sous-chef au comptoir de Refugee Food à Paris, où il encadre une équipe en insertion.
« La cuisine est un art. À chaque service, je compose un tableau mangeable », confie Mojgan, dont la famille compte plusieurs générations de cuisiniers.
Des événements pour tous les goûts
La programmation 2026 promet d’être riche :
- 7 juin : Stand au Marché à Manger (Rennes).
- 11 juin : Déjeuner solidaire à l’EHPAD Émile Gibier (Orvault).
- 17 juin : Soirée dîner-concert à la Plage de l’Hôtel Amour (Nice).
- 20 juin (Journée Mondiale des Réfugiés) : Banquet, ateliers et concerts au Petit Bain (Paris) et village associatif au Cinéma Les Studios (Tours).
- 25 juin : Déjeuner au Château Palmer (Margaux-Cantenac, près de Bordeaux).
Les villes de Bordeaux, Lille, Lyon et Marseille fêteront leurs 10 ans de participation avec des événements spéciaux, comme un banquet à La Cômerie (Marseille) ou un dîner au Garage Moderne (Bordeaux).
Aïssa Maïga et Manon Fleury : deux marraines engagées
Aïssa Maïga, actrice et réalisatrice, voit dans ce festival « une manière de redonner une place à celles et ceux qui ont dû quitter leur pays, en valorisant leur savoir-faire et leur histoire ». Pour elle, la cuisine incarne « la mémoire, l’exil parfois, mais aussi la transmission et la joie ».
Manon Fleury, Cheffe étoilée du restaurant Datil à Paris, souligne quant à elle que « la restauration est un secteur qui embauche, et la cuisine est un métier qui permet d’intégrer des personnes ayant fui leur pays. C’est un langage universel ».
Un engagement collectif
Le festival bénéficie du soutien de nombreux partenaires, dont les villes participantes, la Préfecture d’Île-de-France, ainsi que des fondations comme Madame Bollinger, BNP Paribas ou RSM. Une preuve que l’initiative séduit au-delà des cercles militants.
« Dans un monde où l’on a parfois tendance à se refermer, le Refugee Food Festival nous rappelle que nos différences ne sont pas des barrières, mais des ressources », tient à souligner Aïssa Maïga
Infos pratiques
- Dates : Du 6 au 28 juin 2026.
- Programmation complète sur festival.refugee-food.org.











