Le troisième jeudi de novembre, dans la pure tradition, Terroirs Originels nous a convié à découvrir le millésime 2025 du Beaujolais Nouveau. Depuis quelques années, ce vin festif, emblématique du cépage Gamay. a gagné en qualité et notoriété. Un grand moment de plaisir pour tous les épicuriens amoureux de produits du terroir.
Terroirs Originels a été créé par un collectif de vignerons indépendants du Beaujolais et du Mâconnais, Depuis plus de 25 ans, cette association réunit des domaines à taille humaine, unis par une même philosophie : produire des vins authentiques, expressifs et respectueux de la nature comme des hommes.
Ancrés dans leurs villages, ces artisans vignerons partagent leur passion du terroir et leur exigence de qualité, tout en s’engageant pour une viticulture durable et vivante. Leur ambition ? Faire rayonner les appellations du Beaujolais et du Mâconnais à tous.

A la Bonne Franquette, une dizaine de vignerons étaient à l’honneur avec de belles cuvées de beaujolais 2025. Testés et approuvés, ces vins équilibrés tiennent bien la route. Les vins primeurs de Jean-Yves Sonnery, Jean-Michel Dupré, Anthony Perol et Jean-Baptiste Duperray, entre autres, nous ont flatté le palais.
Des vins gouleyants à souhait, avec des tanins fins, et de jolies notes de fruits rouges. Ces nectars séduisent dès la première gorgée avec une certaine fraîcheur, sans sulfites et parfois même en bio. Les plus réussis ont ce grain subtil qui désaltèrent sans jamais fatiguer.
Il est loin le temps où le beaujolais était décrié par sa mauvaise qualité et ses arômes artificiels.
Grâce à la montée en gamme de ce breuvage de qualité, le goût de banane dû à une levure chimique ajoutée s’est envolé. Il n’est plus le ringard des années « bonbon anglais » et fini les railleries médiatiques !
Ce jour-là, au cœur de Montmartre, au restaurant historique La Bonne Franquette, l’esprit était à la fête pour découvrir de nouvelles cuvées, avec un menu spécial (accord mets & beaujolais) pour l’occasion.

Pour commencer un assortiment de charcuteries lyonnaises, (rosette de Lyon, chicago, terrine) suivi d’une salade de lentilles Beluga aux échalotes grises, une belle mention pour le saucisson pistaché de chez Colette Sibilia. Et pour terminer un Fontainebleau à la crème de marrons d’Aubenas de la Maison Imbert et des griottines de Fougerolles. A faire saliver les papilles les plus exigeantes.
Avis aux épicuriens ! Un menu « Vive le Beaujolais » est proposé le midi et le soir jusqu’au 17 décembre, afin d’offrir aux connaisseurs comme aux néophites le plaisir d’apprécier une cuisine authentique et généreuse accompagnée de Beaujolais, bien sûr. Dans ce haut lieu de la cuisine montmartroise, on fait ripaille et on s’évertue de rester fidèle à la devise « Aimer, Manger, Boire et Chanter », le tout dans une ambiance de guinguette. l’art de vivre à la Française !
Le saviez-vous ?
Le slogan « le Beaujolais nouveau est arrivé », n’est pas le fruit d’une agence de communication. Les bistrotiers du siècle dernier écrivaient déjà cette phrase sur une ardoise. Elle servait à informer la clientèle que le vin primeur du Beaujolais les attendait.
En 1890, La Bonne Franquette, institution de la Butte voit défiler de nombreux artistes, Degas, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Monet, Sisley et Pissarro ou encore Zola. Van Gogh y peignit son célèbre tableau « La Guinguette », de mêmei que Renoir sa fameuse toile « Le Bal du Moulin de la Galette » sur le même lieu.












