Comme on attend le Beaujolais Nouveau en novembre, la Ficelle arrive le premier samedi du mois de décembre, ce vin croquant et convivial de bistrot traverse depuis des décennies des générations d’amateurs.en faisant encanailler l’ambiance des bistrots de quartier. C’est notre Bouteille du Week End.
Ce 39e millésime n’a pas fait fort en quantité mais la qualité est au rendez-vous. La cause de cette année catastrophique est due à l’épisode de grêle en juin, suivi en août par la canicule.
Ce précieux nectar est produit par l’Union des vignerons de Saint-Pourcain-sur-Sioule dans le département de l’Allier sur des terroirs bien spécifiques, confie Thierry Jaloux, le président de l’association. et de préciser, cette année 140 000 bouteilles seront commercialisées en France et à l’étranger. dont 15% à l’export.
Dès le XVe siècle, le vignoble réputé Saint-Pourçain trônait sur les tables des rois de France. Le précieux breuvage était acheminé en gabarre sur l’Allier, puis rejoignait Paris via le Canal de Loyre en Seyne, futur canal de Briare ordonné par Sully en 1604, conseiller de Henri IV.
Ce vin jeune et fruité, gouleyant à souhait, la Ficelle 2025 se compose d’un assemblage de 60 % gamay et 40 % pinot noir offrant un nez expressif de fruits rouges et noirs. Bouche ample, équilibrée révèle des arômes délicats de mûres et de framboises, sublimés par des notes épicées, pour finir sur une longueur intéressante. A servir à une température de 12-14 °C.
Un vin joyeux qui rassemble s’appréciera à l’apéritif avec un planche de charcuterie, une tartiflette, une viande grillée en passant par un plateau de fromage.et bien sûr, noblesse oblige, avec un aligo/saucisse ou une potée auvergnate ! (7,50 euros)
Mais ce qui fait aussi la renommée de la Ficelle, c’est l’illustration qui habille avec humour l’ensemble des bouteilles ! En 1987, Joel Roche, meilleur ouvrier de France, esquisse le premier dessin, suivront Piem, Barberousse, Loup, Dubouillon, Faujour, Willem, Tignous, Honoré, Gab dessinateurs de presse et bien d’autres ont chacun à leur manière décoré ce vin de soif décomplexé.
A la dernière édition, Giemsi, alias Jean-Marc Couchet prête son coup de crayon à la Ficelle et a été intronisé « Compagnon de la Ficelle » de Saint Pourçain. Après avoir prêté serment. le nouveau membre de la confrérie reçoit un petit pichet en étain en guise de médaille. Ensuite certains compagnons n’hésitent pas à se rendre à Paris afin de mettre sur pied des séances de dégustation dans divers bistrots et brasseries parisiennes.

La légende de La Ficelle
Au Moyen Age, le tavernier Gaultier servait le vin dans des pichets en terre ou en étain. Ce dernier, utilisait une ficelle à nœuds pour mesurer la quantité de vin servie à ses clients et ainsi connaître ce que chacun avait réellement consommé. Chaque nœud correspondait à 25 cl. Ainsi sont nés, la pinte, le demi et le galopin, mesures emblématiques.
Le Blanc premier accompagne le lancement de la Ficelle est composé de 70% de chardonnay et 30% Tressalier, cépage emblématique de l’appellation. La bouche est expressible avec des arômes de fleurs, d’agrumes et de fruits exotiques témoignant de la richesse du millésime, belle minéralité sur une finale persistance et rafraîchissante. Servir à 7-8°C à l’apéritif mais aussi avec un plateau de fruits de mer, une andouillette grillée, une viande blanche ou un délicieux fromage de chèvre. (7,80 euros)











